Conférences

 

Ces conférences formations s’adressent aux personnels soignants, aux personnels de la police, aux assistants sociaux et au monde associatif, (IFSI, CIDFF, etc…), aux associations de quartiers et s’insérer dans les animations liées au 25 novembre, journée de lutte contre les violences à l’égard

des femmes

CYCLE

Histoire des Violences faites aux femmes et Histoire de la Domination masculine

Le Bon Pasteur ou l’art d’enfermer et de corriger les filles mineures du 19e siècle au milieu du 20e siècle 

La mineure pauvre a souvent posé problème à la société ! Elle fut souvent soupçonnée de mal se conduire ou de se prostituer par facilité ou fainéantise ! De 1838 à 1960, les mineures « désobéissantes » furent enfermées dans des couvents-refuges du Bon Pasteur et y subirent des maltraitances longtemps tenues secrètes. Ce furent les nouvelles accusées de sorcellerie.

 

Pour en savoir plus :

Article illustré Le Bon Pasteur, des refuges pour filles turbulentes, in la boutique de la Revue Française de Généalogie, n°244, oct./nov. 2019.

Article de Jacques Trémintin, L'internationale de la maltraitance, in Journal du droit des jeunes, n° 294, 2010/4. (accès libre sur www.cairn.info › revue-journal-du-droit-des-jeunes-2010)

Les femmes tondues : pourquoi tant de haine ?

Si la pratique de couper les cheveux des condamné.e.s à mort s’appliquait aussi bien aux hommes qu’aux femmes, celle de tondre et raser le crane fut surtout spécifique au sexe féminin. Au Moyen Age, les femmes adultères subissaient cette peine. La tonte des femmes prit toute son ampleur de 1943 à 1946. Ce châtiment essentiellement machiste témoigne de la condamnation d’une féminité dérangeante et de sa diabolisation.

Femme tondue pour avoir eu un enfant avec un soldat allemand, une photo prise le 18 août 1944 par Robert Capa, dans un village près de Cherbourg.

© Robert Capa

La prostitution des femmes,

une violence physique et morale.

Si l’on en croit l’adage, la prostitution serait le plus vieux métier du monde. Qui peut le prouver ? Et de nombreuses femmes se prostitueraient librement. Qui peut encore croire à cela ? La prostitution, mal soi-disant nécessaire, fait partie des violences faites à des femmes, sacrifiées et asservies. Son histoire est utile à sa déconstruction.

Pour en savoir plus :
Le régime juridique de la prostitution féminine sur www.senat.fr

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Des femmes malmenées,

des héroïnes oubliées

Ces conférences peuvent s’insérer dans les animations et manifestations liées à la journée du 8 mars, journée internationale pour la lutte des droits des femmes.

Jeanne Antide Thouret  (1765 Sancey le Long/1826 Naples)

Fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Charité de Besançon, cette rebelle humaniste, égalitariste, féministe sans le savoir, non violente, reste une icône révolutionnaire. Cette conférence nous mène à Sancey, Besançon, en Savoie, à Naples et dans le monde entier.

 

Pour en savoir plus :

Bourguet-Rouveyre Josiane, « Paola Arosio, Roberto Sani, Sulle orme di Vincenzo de'Paoli. Jeanne-Antide Thouret… Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2009/3 : https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2009-3-page-196.htm

 

Jenny d’Héricourt (1809/1875)

Une affranchie en lutte face à la misogynie du célèbre penseur Joseph Proudhon. Cette érudite dénonça l’annihilation sociale de la femme, son exclusion du travail, de la politique, de la citoyenneté et du droit à l’autonomie. Un destin à redécouvrir.

 

Pour en savoir plus :

Caroline ARNI, « « La toute-puissance de la barbe » Jenny P. d’Héricourt et les novateurs modernes », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés,13  : https://doi.org/10.4000/clio.139

Témoigner de la permanence des violences physiques et sexuelles faites aux femmes et expliquer les  difficultés pour les avouer et  les faire condamner.

Clarisse Vigoureux (1789/1865)

La sage disciple de l’utopiste Charles Fourier. Elle engagea sa fortune et sa vie au service de la pensée révolutionnaire, pacifiste et égalitaire de Fourier. Longtemps oubliée au profit d’autres disciples moins fidèles, elle mérite une véritable reconnaissance.

 

Pour en savoir plus :

www.charlesfourier.fr › spip › mot23

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Perception du féminin

La perception du corps féminin

Objet de désir et de fantasme, objet de rejet et de peur, objet nourricier, objet à soumettre par des dictats de mode, objet à peindre ou sculpter, le corps féminin n’a cessé d’interpeller les hommes. Dès l’Antiquité, les savants l’assimilèrent à une dégénération physique de l’homme, doublée d’une infériorité intellectuelle, justifiant ainsi la domination masculine. Une histoire à découvrir pour déconstruire ces croyances.

Statue de la déesse Flore de Just Becquet, 1884, Besançon

 

Ces conférences s’adressent au monde associatif, (IFSI, CIDFF, etc…) et aux associations de quartiers, lors des animations liées 8 mars, journée internationale pour la lutte des droits des femmes.

Les béguines : des féministes avant l’heure ?

Au 13e siècle, des femmes célibataires ou veuves décidèrent de vivre en communautés en marge de l’Eglise, sans prononcer de vœux religieux mais en suivant des règles laïques strictes. Quelques hommes firent de même. Ce désir de liberté effraya les autorités religieuses et civiles qui réprimèrent ces expériences. La majorité des béguinages disparurent, certains résistèrent malgré les difficultés. Une expérience de liberté à découvrir.

© Bibliothèque Municipale de Besançon (B.M.B)

Matrimoine ? Quel drôle de mot !

Le matrimoine n’est ni un drôle de mot, ni une invention récente, il existait au Moyen Age, pour définir l’héritage légué par une mère à ses enfants. Aujourd’hui, il désigne l’héritage culturel hérité de nos ancêtres féminines. Les autrices, les sculptrices, les peintresses, les compositrices et bien d’autres créatrices font partie de notre matrimoine, au même titre que les auteurs, sculpteurs, peintres, compositeurs et autres créateurs. Il est temps de les découvrir.

Photo : Marguerite Gagneur, dite Syamour, une sculptrice franc-comtoise

du 19e siècle.

La perception de la vieillesse féminine 

La vieillesse n’a jamais bénéficié d’un bon regard, car plus que la mort, le grand âge a toujours effrayé les sociétés. Et plus encore, la vieillesse des femmes ! Quelles raisons expliquent les insultes, les critiques et les féroces caricatures adressées aux femmes âgées ? Pourquoi la société attribue depuis toujours la qualité de mieux vieillir aux hommes et condamne les femmes ridées et fatiguées par les années ? Pourquoi la perception de la vieillesse féminine, assimilée à une malédiction depuis l’Antiquité, a perduré jusqu’à nos jours  ?